Chevrolet Corvette : les 60 ans d'un mythe
Plus encore que les Ford Mustang et autre Shelby Cobra, la Chevrolet Corvette s'est Ă©tablie au fil de six gĂ©nĂ©rations comme « la » sportive amĂ©ricaine par excellence. Et pourtant, elle a bien failli n'ĂŞtre que quelques lignes dans les manuels d'Histoire : lorsque le projet XP-122 est prĂ©sentĂ© Ă un parterre de journalistes en janvier 1953 Ă New-York, aucune production n'est prĂ©vue.
Mais l'accueil est si chaleureux que General Motors accepte de produire une sĂ©rie de 150 Corvette... et pas une de plus : après tout, Chevrolet Ă©tant la marque « populaire » du groupe, il n'y a pas vraiment de place dans la gamme pour un roadster biplace inspirĂ© des sportives europĂ©ennes. Reste que la clientèle se bousculant dans les concessions, un total de 300 Corvette sont produites dans l'usine de Flint (Michigan) au cours de l'annĂ©e 1953.
Un succès qui pousse General Motors à revoir ses plans : la production est délocalisée à Saint-Louis, dans le Missouri, où 3 640 exemplaires sortent des chaînes en 1954. Le début d'une grande aventure : on recense aujourd'hui plus d'un million et demi de Corvette dans le monde. Au fil des années, la Corvette n'a cessé de gagner en puissance et d'affiner son comportement routier, jusqu'à devenir compétitive face aux rigoureuses sportives européennes... y compris en compétition.
En 2013, un nouveau chapitre s'ouvrira avec la commercialisation aux États-Unis de la septième génération de Corvette. Un véritable événement pour les passionnés de tous horizons.

Plus encore que les Ford Mustang et autre Shelby Cobra, la Chevrolet Corvette s'est Ă©tablie au fil de six gĂ©nĂ©rations comme « la » sportive amĂ©ricaine par excellence. Et pourtant, elle a bien failli n'ĂŞtre que quelques lignes dans les manuels d'Histoire : lorsque le projet XP-122 est prĂ©sentĂ© Ă un parterre de journalistes en janvier 1953 Ă New-York, aucune production n'est prĂ©vue.
Mais l'accueil est si chaleureux que General Motors accepte de produire une sĂ©rie de 150 Corvette... et pas une de plus : après tout, Chevrolet Ă©tant la marque « populaire » du groupe, il n'y a pas vraiment de place dans la gamme pour un roadster biplace inspirĂ© des sportives europĂ©ennes. Reste que la clientèle se bousculant dans les concessions, un total de 300 Corvette sont produites dans l'usine de Flint (Michigan) au cours de l'annĂ©e 1953.
Un succès qui pousse General Motors à revoir ses plans : la production est délocalisée à Saint-Louis, dans le Missouri, où 3 640 exemplaires sortent des chaînes en 1954. Le début d'une grande aventure : on recense aujourd'hui plus d'un million et demi de Corvette dans le monde. Au fil des années, la Corvette n'a cessé de gagner en puissance et d'affiner son comportement routier, jusqu'à devenir compétitive face aux rigoureuses sportives européennes... y compris en compétition.
En 2013, un nouveau chapitre s'ouvrira avec la commercialisation aux États-Unis de la septième génération de Corvette. Un véritable événement pour les passionnés de tous horizons.
Mais l'accueil est si chaleureux que General Motors accepte de produire une sĂ©rie de 150 Corvette... et pas une de plus : après tout, Chevrolet Ă©tant la marque « populaire » du groupe, il n'y a pas vraiment de place dans la gamme pour un roadster biplace inspirĂ© des sportives europĂ©ennes. Reste que la clientèle se bousculant dans les concessions, un total de 300 Corvette sont produites dans l'usine de Flint (Michigan) au cours de l'annĂ©e 1953.
Un succès qui pousse General Motors à revoir ses plans : la production est délocalisée à Saint-Louis, dans le Missouri, où 3 640 exemplaires sortent des chaînes en 1954. Le début d'une grande aventure : on recense aujourd'hui plus d'un million et demi de Corvette dans le monde. Au fil des années, la Corvette n'a cessé de gagner en puissance et d'affiner son comportement routier, jusqu'à devenir compétitive face aux rigoureuses sportives européennes... y compris en compétition.
En 2013, un nouveau chapitre s'ouvrira avec la commercialisation aux États-Unis de la septième génération de Corvette. Un véritable événement pour les passionnés de tous horizons.
Les voitures de Carroll Shelby

Alors qu’il est promis Ă un brillant avenir en course, Shelby doit raccrocher casque et gants en 1960 du fait d’une grave maladie cardiaque. Mais un projet lui trotte dans la tĂŞte, crĂ©er une voiture de sport en greffant un moteur made in US dans un petit roadster anglais.
Il trouve rapidement un écho favorable chez Ford pour la motorisation et chez AC Cars pour le châssis. Et lorsque la Cobra entre en production en octobre 1962, le succès est immédiat.
Outre sa ligne qui fait tourner les tĂŞtes, les performances de son V8 de 4,2 litres (puis 4,7 litres) alliĂ©es aux 960 kg de l’AC font d’elle l’arme absolue dans les rues de Los Angeles.
La voiture tâte très tĂ´t de la piste, et va dominer les courses US durant plusieurs annĂ©es. En Europe, la tâche est plus ardue face Ă une concurrence très aguerrie, comme Ferrari que Shelby s’est pourtant mis en tĂŞte de battre.
Pour pallier Ă l’aĂ©rodynamique perfectible des roadsters, il crĂ©e un coupĂ© bientĂ´t baptisĂ© Daytona, qui remporte le championnat du Monde GT en 1965.
Fort de ce succès, Shelby devient l’un des bras armĂ©s de Ford, et participe Ă l’offensive du constructeur visant Ă gagner les 24 heures du Mans. C’est chose faite en 1966 avec le doublĂ© des GT40 du Shelby American Inc, suivie d’une 3ème GT40 officielle, en 1967 avec Ă nouveau une GT40 Shelby, puis en 1968 et 1969 avec 2 autres victoires des GT40 de John Wyer.
En production, la Cobra 427 équipée du 7 litres des Ford Fairlane prend la suite de la 289. Shelby collabore aussi avec Ford à travers la gamme Mustang.
Il crĂ©e la Mustang GT350, version hautes performances destinĂ©e aux courses de production. Elle sera suivie par plusieurs Mustang marquantes dont la GT500, avant que la lignĂ©e s’Ă©teigne en 1969 avec la fin du contrat Ford et le renforcement des normes de sĂ©curitĂ© routière aux Etats-Unis.
AppelĂ© par Lee Iacocca, crĂ©ateur de la Mustang qui a pris la direction de Chrysler, il participe notamment Ă l’Ă©tude de la fameuse Viper. Puis la collaboration avec Ford reprend, et la Mustang Shelby fait son grand retour en 2005. Elle reste aujourd’hui la version performance de la Mustang nouvelle gĂ©nĂ©ration.
Le magazine Motor Trend a citĂ© Carroll Shelby parmi les 50 personnes les plus marquantes de l’histoire de l’automobile. Pilote devenu crĂ©ateur de voitures puis homme d’affaire, il aura en effet laissĂ© une empreinte indĂ©lĂ©bile. Et ce ne sont pas les nombreuses rĂ©pliques de Cobra aujourd’hui en circulation qui contrediront cet Ă©tat de fait.
Il trouve rapidement un écho favorable chez Ford pour la motorisation et chez AC Cars pour le châssis. Et lorsque la Cobra entre en production en octobre 1962, le succès est immédiat.
Outre sa ligne qui fait tourner les tĂŞtes, les performances de son V8 de 4,2 litres (puis 4,7 litres) alliĂ©es aux 960 kg de l’AC font d’elle l’arme absolue dans les rues de Los Angeles.
La voiture tâte très tĂ´t de la piste, et va dominer les courses US durant plusieurs annĂ©es. En Europe, la tâche est plus ardue face Ă une concurrence très aguerrie, comme Ferrari que Shelby s’est pourtant mis en tĂŞte de battre.
Pour pallier Ă l’aĂ©rodynamique perfectible des roadsters, il crĂ©e un coupĂ© bientĂ´t baptisĂ© Daytona, qui remporte le championnat du Monde GT en 1965.
Fort de ce succès, Shelby devient l’un des bras armĂ©s de Ford, et participe Ă l’offensive du constructeur visant Ă gagner les 24 heures du Mans. C’est chose faite en 1966 avec le doublĂ© des GT40 du Shelby American Inc, suivie d’une 3ème GT40 officielle, en 1967 avec Ă nouveau une GT40 Shelby, puis en 1968 et 1969 avec 2 autres victoires des GT40 de John Wyer.
En production, la Cobra 427 équipée du 7 litres des Ford Fairlane prend la suite de la 289. Shelby collabore aussi avec Ford à travers la gamme Mustang.
Il crĂ©e la Mustang GT350, version hautes performances destinĂ©e aux courses de production. Elle sera suivie par plusieurs Mustang marquantes dont la GT500, avant que la lignĂ©e s’Ă©teigne en 1969 avec la fin du contrat Ford et le renforcement des normes de sĂ©curitĂ© routière aux Etats-Unis.
AppelĂ© par Lee Iacocca, crĂ©ateur de la Mustang qui a pris la direction de Chrysler, il participe notamment Ă l’Ă©tude de la fameuse Viper. Puis la collaboration avec Ford reprend, et la Mustang Shelby fait son grand retour en 2005. Elle reste aujourd’hui la version performance de la Mustang nouvelle gĂ©nĂ©ration.
Le magazine Motor Trend a citĂ© Carroll Shelby parmi les 50 personnes les plus marquantes de l’histoire de l’automobile. Pilote devenu crĂ©ateur de voitures puis homme d’affaire, il aura en effet laissĂ© une empreinte indĂ©lĂ©bile. Et ce ne sont pas les nombreuses rĂ©pliques de Cobra aujourd’hui en circulation qui contrediront cet Ă©tat de fait.
Records de vitesse, objectif 1 600 km/h !

L'automobile se laissera très vite enivrer par la vitesse : le premier record est dĂ»ment homologuĂ© en 1898 : un 63,15 km/h très honorable pour l'Ă©poque ! Très vite, les chronos tombent : l'annĂ©e suivante, le Belge Camille Jenatzy est le premier homme Ă franchir la barre symbolique des 100 km/h aux commandes de sa « Jamais Contente » Ă moteur Ă©lectrique. Record battu trois ans plus tard par LĂ©on Serpollet, ardent dĂ©fenseur de la voiture Ă vapeur, avec son « Ĺ’uf de Pâques ». En 1904, Henry Ford se fait connaĂ®tre du grand public en atteignant 147 km/h avec sa Ford 999.
Tout s'accélère : les 200 km/h sont dépassés dès 1906, les 300 km/h, dans les années 20. Les audacieux qui tentent ces records sont des stars : ils ont pour nom Sir Malcolm Campbell, Henry Segrave, George Eyston ou John Cobb. Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, ce dernier vient de tutoyer les... 600 km/h !
Après une brève interruption, la course au records reprend dans les années 60, aidée par le développement des moteurs à réaction, avec à la clé des vitesses jusqu'alors réservées aux avions ! Le 15 octobre 1997, le Britannique Andy Green sera même le premier homme à franchir le mur du son au sol : son record, à 1 223,657 km/h, tient toujours.
Mais Green et l'équipe dirigée par Richard Noble veulent faire tomber leur propre record. Avec une nouvelle auto, la Bloodhound SSC, il veulent franchir la barre des 1 000 miles à l'heure, soit plus de... 1 600 km/h ! Réussiront-ils leur défi ? Réponse d'ici à 2014.
Tout s'accélère : les 200 km/h sont dépassés dès 1906, les 300 km/h, dans les années 20. Les audacieux qui tentent ces records sont des stars : ils ont pour nom Sir Malcolm Campbell, Henry Segrave, George Eyston ou John Cobb. Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, ce dernier vient de tutoyer les... 600 km/h !
Après une brève interruption, la course au records reprend dans les années 60, aidée par le développement des moteurs à réaction, avec à la clé des vitesses jusqu'alors réservées aux avions ! Le 15 octobre 1997, le Britannique Andy Green sera même le premier homme à franchir le mur du son au sol : son record, à 1 223,657 km/h, tient toujours.
Mais Green et l'équipe dirigée par Richard Noble veulent faire tomber leur propre record. Avec une nouvelle auto, la Bloodhound SSC, il veulent franchir la barre des 1 000 miles à l'heure, soit plus de... 1 600 km/h ! Réussiront-ils leur défi ? Réponse d'ici à 2014.
GTI et compagnie : retour sur plus de 35 ans de petites sportives

Salon de Francfort, 1975. Sur le stand Volkswagen se trouve une drĂ´le de Golf Ă la calandre cerclĂ©e de rouge et frappĂ©e de trois lettres : GTI. Sans le savoir, le constructeur vient d'inventer un phĂ©nomène : la première petite sportive abordable. Un concept que reprendra – et perfectionnera – Peugeot quelques annĂ©es plus tard avec sa 205 GTI. La suite, on la connaĂ®t : en France, le marchĂ© des petites sportives a rapidement explosĂ©.
Mais partout dans le monde, les constructeurs s'évertuaient eux aussi à installer des moteurs rageurs dans des exemplaires plus ou moins modifiés de leurs modèles de série. De la Fiat Uno Turbo à la Nissan Sunny GTI-R, de l'Italie au Japon, les petites bombinettes proliféraient aux quatre coins du globe.
Une tendance qui n'a jamais disparu : les 30 dernières années ont vu les gammes de bombinettes se développer, motivées par des règles d'homologation en championnats, l'envie de marquer les esprits avec des autos délurées... ou tout simplement pour perpétuer la tradition.
Avec une bonne dizaine de modèles disponibles aujourd'hui, pour des puissances allant d'une petite centaine de chevaux à plus de 250, le choix n'a jamais été aussi large. Et l'actualité déborde de nouveautés, avec la présentation au Mondial de Paris des nouvelles Renault Clio RS et Peugeot 208 GTI, sans parler de l'arrivée prochaine de la Ford Fiesta ST.
L'arrivée de ces GTI nouvelle génération est donc l'occasion d'un voyage dans le temps afin de remonter jusqu'aux racines du phénomène. Alors chaussez vos bottines Sparco et enfilez vos gants de pilote !
Mais partout dans le monde, les constructeurs s'évertuaient eux aussi à installer des moteurs rageurs dans des exemplaires plus ou moins modifiés de leurs modèles de série. De la Fiat Uno Turbo à la Nissan Sunny GTI-R, de l'Italie au Japon, les petites bombinettes proliféraient aux quatre coins du globe.
Une tendance qui n'a jamais disparu : les 30 dernières années ont vu les gammes de bombinettes se développer, motivées par des règles d'homologation en championnats, l'envie de marquer les esprits avec des autos délurées... ou tout simplement pour perpétuer la tradition.
Avec une bonne dizaine de modèles disponibles aujourd'hui, pour des puissances allant d'une petite centaine de chevaux à plus de 250, le choix n'a jamais été aussi large. Et l'actualité déborde de nouveautés, avec la présentation au Mondial de Paris des nouvelles Renault Clio RS et Peugeot 208 GTI, sans parler de l'arrivée prochaine de la Ford Fiesta ST.
L'arrivée de ces GTI nouvelle génération est donc l'occasion d'un voyage dans le temps afin de remonter jusqu'aux racines du phénomène. Alors chaussez vos bottines Sparco et enfilez vos gants de pilote !
BMW Motorsport fĂŞte ses 40 ans
Pas question de sous-estimer la contribution de Motorsport à l'essor de BMW : en produisant quelques-unes des meilleures sportives de son temps, la filiale du constructeur munichois a contribué à durablement installer BMW dans l'élite automobile mondiale.
Au dĂ©but des annĂ©es 70, BMW est Ă un tournant. Remise des difficultĂ©s de l'après-guerre, la firme s'est offert une crĂ©dibilitĂ© sportive avec la « Neue Klasse », qui dĂ©bouchera sur la lĂ©gendaire 2002. Mais BMW a dĂ©sormais des ambitions dans le haut de gamme, que traduisent le lancement d'une nouvelle ligne de berlines et coupĂ©s Ă 6 cylindres, dont les fameux CS.
En 1970, un nouveau PDG jeune (42 ans) et dynamique débarque, Eberhard von Kuenheim. Il recrute un certain Jochen Neerpasch, ancien patron de Ford Compétition, et le place à la tête de BMW Motorsport GmbH. Dès 1973, BMW Motorsport dévoile le coupé 3.0 CSL, puissant et léger : la bête trustera la tête du championnat européen de tourisme jusqu'en... 1979 !
Motorsport aura moins de chance avec sa deuxième création. La M1 est certes une réussite esthétique, mais elle est coûteuse, manque de puissance et sa carrière sportive ne sera pas aussi ambitieuse qu'espérée. BMW jettera l'éponge en 1981, après avoir produit 455 voitures.
C'est finalement dans la mise au point de versions sportives des BMW « ordinaires » que Motorsport se rĂ©vĂ©lera. Ă€ la fois performantes et utilisables au quotidien, les BMW M sont devenues des rĂ©fĂ©rences.
Il y a 40 ans, quand Matra gagnait au Mans

Flashback le 10 juin 1972. A 16h00, le prĂ©sident de la RĂ©publique Georges Pompidou donne le dĂ©part de la 40ème Ă©dition des 24 heures du Mans. Il assiste en compagnie de son Ă©pouse Ă l’Ă©preuve que la Matra 670 de Henri Pescarolo et Graham Hill va remporter.
Cette victoire est l’aboutissement d’un long programme lancĂ© par un Jean-Luc Lagardère aux ambitions sans bornes. Courant 1966, la « politique de grandeur nationale » du GĂ©nĂ©ral de Gaulle est menĂ©e par Georges Pompidou, alors premier ministre. Lagardère lui prĂ©sente un dossier qu’il vient d’adresser Ă la « Direction GĂ©nĂ©rale de la Recherche Scientifique et Technique ». Objet : demande de subvention pour un projet Matra-Sport Ă 5 ans. L’Ă©tat français va rĂ©pondre prĂ©sent, et le premier ministre s’impliquera personnellement dans ce dossier qui verra la crĂ©ation d’un moteur de course français d’envergure mondiale.
InsufflĂ©e par un grand homme politique, cette saga sportive va mener l’Ă©quipe Matra au sommet. Après le titre de Jacky Stewart, champion du Monde de Formule 1 en 1969 sur la Matra MS80 motorisĂ©e par le V8 Cosworth, Matra remporte les 24 heures du Mans 1972 avec une voiture 100 % française. L’Ă©quipe s’engage l’annĂ©e suivante dans le Championnat du Monde des Marques, qu’elle remporte en 1973 et 1974, ainsi que les Ă©ditions des 24 heures du Mans correspondantes.
Le 40ème anniversaire de la première victoire de 1972 vient d’ĂŞtre fĂŞtĂ© dignement en prĂ©lude aux 24 heures du Mans 2012, les 16 et 17 juin derniers. Quatre Matra 670 Ă©taient de retour dans la Sarthe, et non des moindres puisqu’il s’agissait du châssis MS 670 victorieux en 1972, de deux MS 670 B ayant participĂ© Ă l’Ă©preuve en 1973 dont la voiture l’ayant emportĂ©, et de la MS 670 B victorieuse en 1974.
Pour mener de telles machines, il fallait rien moins que des pilotes d’exception. Etait prĂ©sents Henri Pescarolo, aux commandes lors des 3 victoires Matra au 24 heures, GĂ©rard Larrousse, vainqueur en 1973 et 1974 avec Pescarolo, Jean-Pierre Jabouille grand habituĂ© du podium des 24 heures et notamment avec Matra en 1973 et 1974. Enfin, last but not least, Josh Hill, fils de Damon Hill, reprĂ©sentait son grand-père Graham Hill qui l’emporta avec Pescarolo en 1972.
Cette dĂ©monstration sur deux tours du circuit de 13,6 km fut un grand moment d’Ă©motion, tant pour ses acteurs que pour les spectateurs. Ce fut aussi l’occasion d’entendre Ă nouveau le son fabuleux du V12 français, et de revoir des machines tĂ©moignant d’une Ă©poque oĂą un entrepreneur ambitieux soutenu par l’Ă©tat avait su porter très haut les couleurs françaises en compĂ©tition.
Cette victoire est l’aboutissement d’un long programme lancĂ© par un Jean-Luc Lagardère aux ambitions sans bornes. Courant 1966, la « politique de grandeur nationale » du GĂ©nĂ©ral de Gaulle est menĂ©e par Georges Pompidou, alors premier ministre. Lagardère lui prĂ©sente un dossier qu’il vient d’adresser Ă la « Direction GĂ©nĂ©rale de la Recherche Scientifique et Technique ». Objet : demande de subvention pour un projet Matra-Sport Ă 5 ans. L’Ă©tat français va rĂ©pondre prĂ©sent, et le premier ministre s’impliquera personnellement dans ce dossier qui verra la crĂ©ation d’un moteur de course français d’envergure mondiale.
InsufflĂ©e par un grand homme politique, cette saga sportive va mener l’Ă©quipe Matra au sommet. Après le titre de Jacky Stewart, champion du Monde de Formule 1 en 1969 sur la Matra MS80 motorisĂ©e par le V8 Cosworth, Matra remporte les 24 heures du Mans 1972 avec une voiture 100 % française. L’Ă©quipe s’engage l’annĂ©e suivante dans le Championnat du Monde des Marques, qu’elle remporte en 1973 et 1974, ainsi que les Ă©ditions des 24 heures du Mans correspondantes.
Le 40ème anniversaire de la première victoire de 1972 vient d’ĂŞtre fĂŞtĂ© dignement en prĂ©lude aux 24 heures du Mans 2012, les 16 et 17 juin derniers. Quatre Matra 670 Ă©taient de retour dans la Sarthe, et non des moindres puisqu’il s’agissait du châssis MS 670 victorieux en 1972, de deux MS 670 B ayant participĂ© Ă l’Ă©preuve en 1973 dont la voiture l’ayant emportĂ©, et de la MS 670 B victorieuse en 1974.
Pour mener de telles machines, il fallait rien moins que des pilotes d’exception. Etait prĂ©sents Henri Pescarolo, aux commandes lors des 3 victoires Matra au 24 heures, GĂ©rard Larrousse, vainqueur en 1973 et 1974 avec Pescarolo, Jean-Pierre Jabouille grand habituĂ© du podium des 24 heures et notamment avec Matra en 1973 et 1974. Enfin, last but not least, Josh Hill, fils de Damon Hill, reprĂ©sentait son grand-père Graham Hill qui l’emporta avec Pescarolo en 1972.
Cette dĂ©monstration sur deux tours du circuit de 13,6 km fut un grand moment d’Ă©motion, tant pour ses acteurs que pour les spectateurs. Ce fut aussi l’occasion d’entendre Ă nouveau le son fabuleux du V12 français, et de revoir des machines tĂ©moignant d’une Ă©poque oĂą un entrepreneur ambitieux soutenu par l’Ă©tat avait su porter très haut les couleurs françaises en compĂ©tition.
Hommage Ă Sergio Pininfarina

C'est un monument du design automobile moderne qui nous a quitté le 3 juillet dernier. Figure tutélaire du style italien des cinquante dernières années, Sergio Pininfarina restera à jamais dans les mémoires comme le créateur d'autos souvent extraordinaires (Ferrari 250, F40...), parfois plus grand public (Fiat 124 Spider, Peugeot 406 Coupé), mais toujours sublimes.
Les dĂ©buts de Sergio Pininfarina restent Ă©troitement liĂ©s Ă la Carrozzeria Pininfarina fondĂ©e par son père, Battista Farina, en 1930. Sergio contribua Ă faire Ă©voluer l'activitĂ© : d'un carrossier Ă l'ancienne, habillant des châssis pour des clients fortunĂ©s, l'entreprise Pininfarina deviendra un studio de design moderne. NĂ© Sergio Farina, le 8 septembre 1926, il adoptera – comme son père – le nom de famille Pininfarina par un dĂ©cret officiel signĂ© de la main du prĂ©sident de la rĂ©publique italienne en 1961.
À cette époque, Sergio Pininfarina s'est déjà fait un prénom. Il côtoie Enzo Ferrari, avec lequel il partage des racines piémontaises. Il finit même par convaincre l'ombrageux Commendatore de faire passer le moteur de ses sportives en position centrale !
Si la collaboration avec Ferrari reste la plus riche (elle continue encore aujourd'hui), Pininfarina nouera également des relations fructueuses avec Peugeot, Fiat ou encore Alfa Romeo. Atteint d'une longue maladie, Sergio Pininfarina aura continué de s'intéresser à la vie de l'entreprise jusqu'à la fin. Il avait 85 ans.
Les dĂ©buts de Sergio Pininfarina restent Ă©troitement liĂ©s Ă la Carrozzeria Pininfarina fondĂ©e par son père, Battista Farina, en 1930. Sergio contribua Ă faire Ă©voluer l'activitĂ© : d'un carrossier Ă l'ancienne, habillant des châssis pour des clients fortunĂ©s, l'entreprise Pininfarina deviendra un studio de design moderne. NĂ© Sergio Farina, le 8 septembre 1926, il adoptera – comme son père – le nom de famille Pininfarina par un dĂ©cret officiel signĂ© de la main du prĂ©sident de la rĂ©publique italienne en 1961.
À cette époque, Sergio Pininfarina s'est déjà fait un prénom. Il côtoie Enzo Ferrari, avec lequel il partage des racines piémontaises. Il finit même par convaincre l'ombrageux Commendatore de faire passer le moteur de ses sportives en position centrale !
Si la collaboration avec Ferrari reste la plus riche (elle continue encore aujourd'hui), Pininfarina nouera également des relations fructueuses avec Peugeot, Fiat ou encore Alfa Romeo. Atteint d'une longue maladie, Sergio Pininfarina aura continué de s'intéresser à la vie de l'entreprise jusqu'à la fin. Il avait 85 ans.
40 ans de Porsche 911 RS

Parfois, une poignĂ©e d'initiales parvient Ă porter l'ensemble de la philosophie et de la lĂ©gende d'une marque Ă elle seule. Ferrari GTO, Lamborghini SV, Aston Martin DB et... Porsche RS. L'apposition du fameux « Rennsport » sur une 911 assure son propriĂ©taire qu'il dispose d'une vĂ©ritable machine de course pour la route depuis la prĂ©sentation de la Carrera RS 2.7 au salon de Paris en octobre 1972, il y a 40 ans.
Au début des années 70, les changements de réglementation dans le sport automobile mettent à la retraite la 917. Plutôt que de construire une nouvelle sportive dédiée, Porsche décide de s'attaquer au championnat GT européen avec sa 911. Si la 2.4 S était éligible en Groupe 4, Porsche savait qu'il lui manquait un peu de puissance et de légèreté pour véritablement se distinguer. Les ingénieurs réalèsent donc le bloc de 6mm, installent des éléments en fibre de verre, affinent l'acier pour le reste et retouchent l'aérodynamique de la 911 en soufflerie. Au final, la Porsche affiche désormais une cylindrée de 2,7 litres, 210 chevaux et, évidemment, le fameux aileron en queue de canard.
Afin d'homologuer sa création en compétition, Porsche doit commercialiser un minimum de 500 exemplaires de la Carrera RS. Dévoilés au public le 5 octobre 1972 à Paris, la légende veut que les 50 premiers furent vendus dans la journée et les 450 suivant avant la fermeture du salon ! Au final, la demande fut telle que Porsche fabriqua 1580 exemplaires de la 911 Carrera RS 2.7 entre 1973 et 1974. La même année, la marque fait évoluer le bloc et l'aérodynamique de la RS et produit une poignée d'exemplaires de cette nouvelle version 3 litres.
Il faudra ensuite attendre 1984 pour retrouver le blason sur la version SC/RS type 954. En 1992, c'est au tour de la type 964 d'adopter le fameux patronyme avec deux déclinaisons, une 3,6l et une 3,8l encore plus agressive et exclusive. Trois ans plus tard, la nouvelle 993 subit le même traitement.
Outre le passage au refroidissement liquide, la 911 type 996 marque en 2003 un autre changement chez Porsche. La version atmosphĂ©rique la plus extrĂŞme et la plus proche des modèles de course de la 911 ne se baptise dĂ©sormais plus Carrera RS, mais GT3 RS. Un blason que la 997 continuera Ă porter en 2006 avec sa première sĂ©rie, puis en 2009 après son facelift. Cette 997 phase 2 marque Ă©galement la première utilisation du blason RS sur une 911 Turbo de route avec la très exclusive GT2 RS en 2010. Dernière descendante de cette lignĂ©e Ă l'heure actuelle, la 911 GT3 RS 4.0 dĂ©voilĂ©e en 2011 est Ă©galement l'une des sportives les plus pures, les plus « analogiques », encore commercialisĂ©e. Des caractĂ©ristiques qui paraissent en parfait accord avec la philosophie Rennsport.
Avec une telle lignée derrière elle, la future 911 GT3 RS type 991 aura fort à faire pour convaincre les puristes que son virage technologique n'a pas entaché sa philosophie. En attendant, on ne peut que souhaiter un bon anniversaire au sigle le plus mythique de Porsche.
Au début des années 70, les changements de réglementation dans le sport automobile mettent à la retraite la 917. Plutôt que de construire une nouvelle sportive dédiée, Porsche décide de s'attaquer au championnat GT européen avec sa 911. Si la 2.4 S était éligible en Groupe 4, Porsche savait qu'il lui manquait un peu de puissance et de légèreté pour véritablement se distinguer. Les ingénieurs réalèsent donc le bloc de 6mm, installent des éléments en fibre de verre, affinent l'acier pour le reste et retouchent l'aérodynamique de la 911 en soufflerie. Au final, la Porsche affiche désormais une cylindrée de 2,7 litres, 210 chevaux et, évidemment, le fameux aileron en queue de canard.
Afin d'homologuer sa création en compétition, Porsche doit commercialiser un minimum de 500 exemplaires de la Carrera RS. Dévoilés au public le 5 octobre 1972 à Paris, la légende veut que les 50 premiers furent vendus dans la journée et les 450 suivant avant la fermeture du salon ! Au final, la demande fut telle que Porsche fabriqua 1580 exemplaires de la 911 Carrera RS 2.7 entre 1973 et 1974. La même année, la marque fait évoluer le bloc et l'aérodynamique de la RS et produit une poignée d'exemplaires de cette nouvelle version 3 litres.
Il faudra ensuite attendre 1984 pour retrouver le blason sur la version SC/RS type 954. En 1992, c'est au tour de la type 964 d'adopter le fameux patronyme avec deux déclinaisons, une 3,6l et une 3,8l encore plus agressive et exclusive. Trois ans plus tard, la nouvelle 993 subit le même traitement.
Outre le passage au refroidissement liquide, la 911 type 996 marque en 2003 un autre changement chez Porsche. La version atmosphĂ©rique la plus extrĂŞme et la plus proche des modèles de course de la 911 ne se baptise dĂ©sormais plus Carrera RS, mais GT3 RS. Un blason que la 997 continuera Ă porter en 2006 avec sa première sĂ©rie, puis en 2009 après son facelift. Cette 997 phase 2 marque Ă©galement la première utilisation du blason RS sur une 911 Turbo de route avec la très exclusive GT2 RS en 2010. Dernière descendante de cette lignĂ©e Ă l'heure actuelle, la 911 GT3 RS 4.0 dĂ©voilĂ©e en 2011 est Ă©galement l'une des sportives les plus pures, les plus « analogiques », encore commercialisĂ©e. Des caractĂ©ristiques qui paraissent en parfait accord avec la philosophie Rennsport.
Avec une telle lignée derrière elle, la future 911 GT3 RS type 991 aura fort à faire pour convaincre les puristes que son virage technologique n'a pas entaché sa philosophie. En attendant, on ne peut que souhaiter un bon anniversaire au sigle le plus mythique de Porsche.
Mercedes SL : 60 ans !

Au dĂ©but des annĂ©es 50, Mercedes dĂ©cide de fabriquer une voiture de compĂ©tition de 3 litres conçue en aluminium et dĂ©veloppĂ©e sur un châssis tubulaire. Ce prototype « course » deviendra une des automobiles les plus mythiques de la planète, la 300 SL « W198 ». Son architecture hĂ©ritĂ©e directement de la compĂ©tition, son 6 cylindres en ligne Ă injection directe, utilisĂ©e pour la première fois sur une Mercedes, et bien entendu ses portes dites papillon en font une lĂ©gende.
En parallèle, Mercedes lance en 1955 le roadster 190 SL « W121 », basĂ© sur la berline 180. Techniquement totalement diffĂ©rent du 300 SL, il est plus Ă©lĂ©gant que sportif et ne requiert pas la sophistication de son glorieux frère. Sa production prend Ă©galement fin en 1963.
Au salon de Genève en mars 1963, Mercedes lance le successeur, le SL « W113 » dessinĂ© par Paul Bracq, plus connu sous le patronyme « Pagode », en rĂ©fĂ©rence Ă son toit amovible concave.
Au printemps 1971, la troisième gĂ©nĂ©ration de SL est prĂ©sentĂ©e au public. Connue sous le nom de code « R107 », Elle est suivie du coupĂ© SLC sur châssis rallongĂ©. En aoĂ»t 1989, après 18 ans de production et 337 287 exemplaires produits, ils cèdent leur place Ă la nouvelle SL « R129 », nettement plus technologique.
La gĂ©nĂ©ration suivante, la SL « R230 », apparaĂ®t en 2001. Elle est caractĂ©risĂ© par son pack technologique consĂ©quent (suspension pilotĂ©e, ESP, freinage electro-hydraulique…), ses motorisations puissantes (SL65, V12 biturbo, 612 ch !) et pour la première fois sur une SL, son toit « en dur ». Elle cède place Ă la toute nouvelle SL « R231 » dĂ©but 2012.
En parallèle, Mercedes lance en 1955 le roadster 190 SL « W121 », basĂ© sur la berline 180. Techniquement totalement diffĂ©rent du 300 SL, il est plus Ă©lĂ©gant que sportif et ne requiert pas la sophistication de son glorieux frère. Sa production prend Ă©galement fin en 1963.
Au salon de Genève en mars 1963, Mercedes lance le successeur, le SL « W113 » dessinĂ© par Paul Bracq, plus connu sous le patronyme « Pagode », en rĂ©fĂ©rence Ă son toit amovible concave.
Au printemps 1971, la troisième gĂ©nĂ©ration de SL est prĂ©sentĂ©e au public. Connue sous le nom de code « R107 », Elle est suivie du coupĂ© SLC sur châssis rallongĂ©. En aoĂ»t 1989, après 18 ans de production et 337 287 exemplaires produits, ils cèdent leur place Ă la nouvelle SL « R129 », nettement plus technologique.
La gĂ©nĂ©ration suivante, la SL « R230 », apparaĂ®t en 2001. Elle est caractĂ©risĂ© par son pack technologique consĂ©quent (suspension pilotĂ©e, ESP, freinage electro-hydraulique…), ses motorisations puissantes (SL65, V12 biturbo, 612 ch !) et pour la première fois sur une SL, son toit « en dur ». Elle cède place Ă la toute nouvelle SL « R231 » dĂ©but 2012.
Spirit of Ecstasy : 100 ans !

De toutes les mascottes automobiles, celle trĂ´nant au-dessus des radiateurs des Rolls Royce est sans aucun doute la plus connue au monde. Un vĂ©ritable signe de reconnaissance que cette figure de proue, Ă©loge de la vitesse et symbole de l'Ă©lĂ©gance parfaitement conjuguĂ©s. Cette jeune femme lĂ©gèrement drapĂ©e, affrontant vaillamment la puissance du vent, semble se muer en ange sous l'effet de la vitesse. La fine mousseline, modelant fidèlement le sculptural modèle, prend la forme d'ailes. Spirit of Ecstasy prend son envol pour les cent annĂ©es Ă venir…et au-delĂ .
Cette mascotte mythique, littĂ©ralement « l'esprit de l'extase », orne la proue des Rolls-Royce depuis le 6 fĂ©vrier 1911. Depuis cent ans, chaque modèle arbore la flying lady, qui devient aussi incontournable que les deux R entrelacĂ©s du blason de la marque.
L'histoire de cette icône relève à la fois du mythe et de la réalité. Une certitude, c'est bien le jeune illustrateur et sculpteur Charles Sykes qui a créé Spirit of Ecstasy. Sykes travaillait à l'époque -nous sommes au tout début des années 1900- pour le magazine The Car Illustrated, fondé en 1902 par John Walter Edward Scott Montagu (le fameux Lord of Beaulieu), ami de Charles Rolls. Le trait d'union serait incomplet sans la figure majeure, une jeune femme se nommant Eleanor Thornton.
De son vrai nom Eleanor Velasco Thornton, ce jeune modèle, également comédienne, est devenue à 22 ans la secrétaire personnelle de Montagu, puis sa maîtresse. Sa rencontre inévitable avec Charles Sykes, son collègue du magazine the Car Illustrated, est le point de départ du mythe Spirit of Ecstasy.
L'intelligence, l'esprit provocant et la beautĂ© d'Eleanor en font vite l'Ă©gĂ©rie de Sykes et son modèle fĂ©tiche. Source d'inspiration pour les croquis et les sculptures, Eleanor sert de modèle pour « The Whisperer » une figurine en bronze de Sykes qui prĂ©figure de peu Spirit of Ecstasy.
Cependant, la légende subsiste : Eleanor Thornton a-t'elle véritablement servi de modèle à la flying lady ?
Les 50 ans de la Jaguar Type E

Aujourd’hui encore, la Jaguar Type E fait rĂ©fĂ©rence en termes de design : son long capot bosselĂ©, son petit cockpit, ses hanches rebondies et sa ligne d’une fluiditĂ© parfaite inspirent encore certaines productions modernes. La Jaguar XK 8 de la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente, notamment, est l’interprĂ©tation « nĂ©o-rĂ©tro » la plus remarquable du genre.
Mais revenons au tout dĂ©but de la Jaguar Type E, qui fĂŞte son demi-siècle en cette annĂ©e 2011. C’est le co-fondateur de la marque, Sir William Lyons, qui prĂ©sente lui-mĂŞme Ă la presse cette sportive rĂ©volutionnaire au restaurant du Parc des Eaux Vives, Ă Genève, le 15 mars 1961, juste avant sa rĂ©vĂ©lation au public au salon de l’automobile suisse.
Le parterre de journalistes et de personnalitĂ©s dĂ©couvrent avec stupeur cet engin touchĂ© par la grâce, motorisĂ© par un six en ligne 3.8 litre dĂ©veloppant 265 ch. Puissante mais aussi superbement aĂ©rodynamique, Ă©tonnante de puretĂ©, la Type E est annoncĂ©e comme l’auto de production la plus rapide du monde -150 mph, soit plus de 240 km/h-mais aussi une des plus rĂ©ussie en termes esthĂ©tiques.
Une anecdote rapporte que Enzo Ferrari lui-mĂŞme, en dĂ©couvrant la nouvelle Jaguar, s’accordait Ă dire qu’il s’agissait de « la plus belle voiture du monde ». Un compliment d’autant plus prĂ©cieux au regard du tarif annoncĂ© de la Type E, 2 256 Livres Sterling de l’Ă©poque, soit environ 44 000 euros d’aujourd’hui. Un tarif deux Ă trois fois moins Ă©levĂ© que ses rivales anglaises et transalpines !
C’est l’ingĂ©nieur Malcolm Sayer, influencĂ© par son expĂ©rience au sein de la Bristol Aeroplane Company durant la Seconde Guerre Mondiale, qui dessine cette ligne aux nets accents aĂ©ronautiques. Son expertise de l’aĂ©rodynamique l’a prĂ©cĂ©demment conduit Ă concevoir les Type C et Type D de compĂ©tition, un chemin que prendra Ă©galement la Type E durant sa longue carrière de 14 ans. Après plus de 70 000 exemplaires, la lignĂ©e Type E prendra fin en 1975, laissant place Ă une nouvelle gĂ©nĂ©ration : la Jaguar XJ-S.
Mais revenons au tout dĂ©but de la Jaguar Type E, qui fĂŞte son demi-siècle en cette annĂ©e 2011. C’est le co-fondateur de la marque, Sir William Lyons, qui prĂ©sente lui-mĂŞme Ă la presse cette sportive rĂ©volutionnaire au restaurant du Parc des Eaux Vives, Ă Genève, le 15 mars 1961, juste avant sa rĂ©vĂ©lation au public au salon de l’automobile suisse.
Le parterre de journalistes et de personnalitĂ©s dĂ©couvrent avec stupeur cet engin touchĂ© par la grâce, motorisĂ© par un six en ligne 3.8 litre dĂ©veloppant 265 ch. Puissante mais aussi superbement aĂ©rodynamique, Ă©tonnante de puretĂ©, la Type E est annoncĂ©e comme l’auto de production la plus rapide du monde -150 mph, soit plus de 240 km/h-mais aussi une des plus rĂ©ussie en termes esthĂ©tiques.
Une anecdote rapporte que Enzo Ferrari lui-mĂŞme, en dĂ©couvrant la nouvelle Jaguar, s’accordait Ă dire qu’il s’agissait de « la plus belle voiture du monde ». Un compliment d’autant plus prĂ©cieux au regard du tarif annoncĂ© de la Type E, 2 256 Livres Sterling de l’Ă©poque, soit environ 44 000 euros d’aujourd’hui. Un tarif deux Ă trois fois moins Ă©levĂ© que ses rivales anglaises et transalpines !
C’est l’ingĂ©nieur Malcolm Sayer, influencĂ© par son expĂ©rience au sein de la Bristol Aeroplane Company durant la Seconde Guerre Mondiale, qui dessine cette ligne aux nets accents aĂ©ronautiques. Son expertise de l’aĂ©rodynamique l’a prĂ©cĂ©demment conduit Ă concevoir les Type C et Type D de compĂ©tition, un chemin que prendra Ă©galement la Type E durant sa longue carrière de 14 ans. Après plus de 70 000 exemplaires, la lignĂ©e Type E prendra fin en 1975, laissant place Ă une nouvelle gĂ©nĂ©ration : la Jaguar XJ-S.
Les trente ans de la R5 Turbo

Caractérielle, audacieuse, atypique, la Renault 5 Turbo fête son trentième anniversaire en 2010.
La gentille citadine adopte un groupe motopropulseur en position centrale arrière, disposition « noble » par excellence. Le valeureux 1 397 cm³, issu de la R5 Alpine, reçoit le renfort d’un turbocompresseur Garrett. VĂ©ritable boulet de canon, le petit bolide rouge dispose de 160 chevaux pour un poids Ă vide de 970 kg. Il atteint plus de 200 km/h en vitesse de pointe, prodiguant des accĂ©lĂ©rations aussi violentes qu’imprĂ©visibles dues au temps de rĂ©ponse du turbo, la puissance arrivant brutalement sur les seules roues arrière.
Une véritable bête de course que seuls les pilotes les plus expérimentés arrivent à dompter, tels Jean Ragnotti, François Chatriot ou Jean-Luc Thérier.
L’inĂ©narrable « Jeannot » remporte le Monte Carlo 1981, et le Tour de Corse Ă deux reprises, en 1982 et 1985. La petite R5 brille par sa redoutable maniabilitĂ©, et s’avère imbattable sur parcours sinueux.
Une suprĂ©matie mise Ă mal avec l’avènement des Groupe B Ă quatre roues motrices, 205 Turbo 16 ou Audi Quattro. ArrivĂ©e tardivement, l’ultime Maxi Turbo, forte de 350 chevaux, rĂ©siste avec brio face Ă la dĂ©ferlante, mais doit finalement s'incliner devant des rivales de plus en plus puissantes.
L'épopée s'achève donc en 1986. La légendaire Renault 5 Turbo n'aura été produite qu'à 5 022 exemplaires au terme de six ans de carrière...
DestinĂ© Ă la compĂ©tition, l'enfant terrible de la RĂ©gie a pour mission de succĂ©der aux mythiques R 8 Gordini et autres Alpine A 110. Les techniciens de Renault Sport n’y vont pas par quatre chemins.
La gentille citadine adopte un groupe motopropulseur en position centrale arrière, disposition « noble » par excellence. Le valeureux 1 397 cm³, issu de la R5 Alpine, reçoit le renfort d’un turbocompresseur Garrett. VĂ©ritable boulet de canon, le petit bolide rouge dispose de 160 chevaux pour un poids Ă vide de 970 kg. Il atteint plus de 200 km/h en vitesse de pointe, prodiguant des accĂ©lĂ©rations aussi violentes qu’imprĂ©visibles dues au temps de rĂ©ponse du turbo, la puissance arrivant brutalement sur les seules roues arrière.
Une véritable bête de course que seuls les pilotes les plus expérimentés arrivent à dompter, tels Jean Ragnotti, François Chatriot ou Jean-Luc Thérier.
L’inĂ©narrable « Jeannot » remporte le Monte Carlo 1981, et le Tour de Corse Ă deux reprises, en 1982 et 1985. La petite R5 brille par sa redoutable maniabilitĂ©, et s’avère imbattable sur parcours sinueux.
Une suprĂ©matie mise Ă mal avec l’avènement des Groupe B Ă quatre roues motrices, 205 Turbo 16 ou Audi Quattro. ArrivĂ©e tardivement, l’ultime Maxi Turbo, forte de 350 chevaux, rĂ©siste avec brio face Ă la dĂ©ferlante, mais doit finalement s'incliner devant des rivales de plus en plus puissantes.
L'épopée s'achève donc en 1986. La légendaire Renault 5 Turbo n'aura été produite qu'à 5 022 exemplaires au terme de six ans de carrière...
Centenaire Alfa Romeo

Le 24 juin 2010, Alfa Romeo fĂŞtait son premier siècle d’existence. C’est en effet ce mĂŞme jour de 1910 que naissait Ă Milan la sociĂ©tĂ© ALFA, Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, qui deviendra Alfa Romeo Ă la fin de la Première Guerre mondiale.
Sur le circuit de Balocco, situĂ© entre Milan et Turin, Alfa Romeo avait rassemblĂ© du 17 au 20 mai une vingtaine de voitures parmi les plus reprĂ©sentatives de son histoire, machines de course, show cars et prototypes, qui, pour une partie d’entre elles, sont habituellement exposĂ©es au Centro Storico d’Arese. Quelques journalistes, dont une poignĂ©e de Français, ont eu le privilège de piloter ces voitures d’exception : Tipo B, Disco Volante, TZ2, etc.
Parmi les nombreuses manifestations organisĂ©es dans toute l’Europe pour fĂŞter le centenaire de la marque au trèfle Ă quatre feuilles, le Registre Italien Alfa Romeo (RIAR) a organisĂ© Ă Milan, les 26 et 27 juin, un grand rassemblement international regroupant des Alfistes du monde entier. Plus de 3000 participants ont dĂ©filĂ© dans les rues de Milan.
Tous avaient en mĂ©moire la lĂ©gende d’une firme qui a Ă©crit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de l’automobile italienne et de l’automobile tout court. Marque au passĂ© prestigieux et au « Cuore Sportivo », Alfa Romeo a suscitĂ©, au fil des dĂ©cennies et Ă travers le monde, l’attachement indĂ©fectible de millions de passionnĂ©s, fous des Chevaux de feu. Indissociable de la compĂ©tition, l’histoire d’Alfa Romeo brille des multiples couronnes de lauriers glanĂ©es par les bolides rouges. Car la lĂ©gende Alfa Romeo est d’abord nĂ©e de la course. Comment rĂ©sumer un siècle de succès remportĂ©s sur tous les circuits du monde et dans toutes les disciplines du sport automobile ? Un bref condensĂ© du palmarès de la marque donne la mesure d’une rĂ©ussite exceptionnelle : cinq championnats du monde (annĂ©es vingt et trente), onze victoires aux Mille Milles, dix Ă la Targa Florio, quatre aux 24 Heures du Mans, treize championnats d’Europe Tourisme, neuf championnats des constructeurs et quatre des pilotes, dix championnats europĂ©ens en F3, etc.
Après avoir connu le purgatoire dans les annĂ©es 80 et 90, la marque milanaise a connu le renouveau Ă partir de 1997 avec le lancement de la 156. Depuis, elle a constituĂ© une gamme sĂ©duisante couronnĂ©e par la 8C, qui tisse un lien avec les moments les plus glorieux d’un passĂ© prestigieux. Alfa Romeo semble aujourd’hui bien armĂ© pour affronter un nouveau siècle de succès.
Sur le circuit de Balocco, situĂ© entre Milan et Turin, Alfa Romeo avait rassemblĂ© du 17 au 20 mai une vingtaine de voitures parmi les plus reprĂ©sentatives de son histoire, machines de course, show cars et prototypes, qui, pour une partie d’entre elles, sont habituellement exposĂ©es au Centro Storico d’Arese. Quelques journalistes, dont une poignĂ©e de Français, ont eu le privilège de piloter ces voitures d’exception : Tipo B, Disco Volante, TZ2, etc.
Parmi les nombreuses manifestations organisĂ©es dans toute l’Europe pour fĂŞter le centenaire de la marque au trèfle Ă quatre feuilles, le Registre Italien Alfa Romeo (RIAR) a organisĂ© Ă Milan, les 26 et 27 juin, un grand rassemblement international regroupant des Alfistes du monde entier. Plus de 3000 participants ont dĂ©filĂ© dans les rues de Milan.
Tous avaient en mĂ©moire la lĂ©gende d’une firme qui a Ă©crit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de l’automobile italienne et de l’automobile tout court. Marque au passĂ© prestigieux et au « Cuore Sportivo », Alfa Romeo a suscitĂ©, au fil des dĂ©cennies et Ă travers le monde, l’attachement indĂ©fectible de millions de passionnĂ©s, fous des Chevaux de feu. Indissociable de la compĂ©tition, l’histoire d’Alfa Romeo brille des multiples couronnes de lauriers glanĂ©es par les bolides rouges. Car la lĂ©gende Alfa Romeo est d’abord nĂ©e de la course. Comment rĂ©sumer un siècle de succès remportĂ©s sur tous les circuits du monde et dans toutes les disciplines du sport automobile ? Un bref condensĂ© du palmarès de la marque donne la mesure d’une rĂ©ussite exceptionnelle : cinq championnats du monde (annĂ©es vingt et trente), onze victoires aux Mille Milles, dix Ă la Targa Florio, quatre aux 24 Heures du Mans, treize championnats d’Europe Tourisme, neuf championnats des constructeurs et quatre des pilotes, dix championnats europĂ©ens en F3, etc.
Après avoir connu le purgatoire dans les annĂ©es 80 et 90, la marque milanaise a connu le renouveau Ă partir de 1997 avec le lancement de la 156. Depuis, elle a constituĂ© une gamme sĂ©duisante couronnĂ©e par la 8C, qui tisse un lien avec les moments les plus glorieux d’un passĂ© prestigieux. Alfa Romeo semble aujourd’hui bien armĂ© pour affronter un nouveau siècle de succès.
Lotus : light is right

Anthony Colin Bruce Chapman, ingĂ©nieur britannique passionnĂ© de course automobile, fonde sa propre marque, Lotus, en 1952. Son prĂ©cepte, immuable depuis le dĂ©but, tient en quelques mots laconiques qui prĂ´nent la lĂ©gèretĂ© : « light is right ». La maison Lotus devient vite une rĂ©fĂ©rence dans le monde de la compĂ©tition, et notamment dans la discipline reine, la Formule 1. Le Team Lotus, qui a Ă©cumĂ© les circuits de 1958 Ă 1994, a apportĂ© son lot d’innovations en F1, notamment en termes d’architecture châssis ou d’aĂ©rodynamique. Outre d’innombrables voitures de course vouĂ©es Ă de nombreuses disciplines, Lotus a vite proposĂ© des produits « road legal » homologuĂ©s pour la route, mais toutefois taillĂ©s pour les gentlemen drivers. La première Lotus de cette catĂ©gorie est la Mark 6, petit roadster ultra lĂ©ger, proposĂ© montĂ© ou en kit Ă partir de 1952. Plusieurs mĂ©caniques sont possibles, dont un 4 cylindres 1100 cm3 d’origine Ford Angleterre. Avec 50 ch pour un peu plus de 400 kg, la Mark 6 devient une auto efficace et très populaire lors des courses de cĂ´tes, discipline peu onĂ©reuse – Ă l’image de la Mark 6- et très rĂ©pandue outre-Manche. En 1957, sa remplaçante est l’emblĂ©matique Seven, archĂ©type de la petite sportive simplissime et ultra-lĂ©gère illustrant le prĂ©cepte-phare de Chapman. La Seven est Ă©galement produite en kit afin de contourner la « Purchase Tax ». A travers quatre sĂ©ries, la Seven est produite jusqu’en 1973 sous la marque Lotus, puis Caterham rachète les droits et continue encore aujourd'hui son dĂ©veloppement. Elle reste toujours une auto de puriste ultra-performante, aussi bien sur route que sur circuit.
En 1958, changement de cap. Le petit coupĂ© Ă carrosserie synthĂ©tique, l’Elite, adopte une forme très aĂ©rodynamique. Le Cx de 0,29 sonne Ă l’Ă©poque comme un exploit et permet de prĂ©server une petite motorisation, en l’occurrence un 4 cylindres Coventry-Climax de 75 ch. En 1962, Lotus lance sa remplaçante, l’Elan, en roadster puis en coupĂ© (1965) ainsi qu’en version coupĂ© 2+2 (1967) Ă empattement allongĂ©. L’Elan est la première Lotus Ă inaugurer le fameux châssis caissonnĂ© en X. Sa technologie moderne est aussi illustrĂ©e par ses quatre roues indĂ©pendantes, ses quatre freins Ă disques ou sa carrosserie en fibre de verre, qui autorise notamment un poids très mesurĂ©, moins de 700 kg. Sa carrière prend fin en 1975. Entre temps, le constructeur dĂ©veloppe sa gamme avec l’Europe (ou Europa selon les marchĂ©s) en 1967. Toujours basĂ©e sur le châssis en X, il s’agit de la première Lotus de sĂ©rie Ă moteur central arrière. Cette fois, il s’agit du 4 cylindres de la Renault 16, lĂ©gèrement optimisĂ©. En 1971, il est remplacĂ© par un double arbre Ford dĂ©veloppant 115 ch. DĂ©sormais, le modèle est nommĂ© Europa sur tous les marchĂ©s. Comme l’Elan, sa carrière prend fin en 1975.
En 1974, Lotus rĂ©vèle l’Elite deuxième du nom. Outre son moteur positionnĂ© Ă l’avant et sa construction lĂ©gère, elle n’a pas grand chose Ă voir avec son aĂŻeule. Plus imposante avec son habitacle 2+2, dotĂ©e d’une carrosserie cunĂ©iforme façon break de chasse, elle offre Ă©galement une carrosserie fastback sous le nom d’Eclat. En 1982, elle est remaniĂ©e, restylĂ©e et devient Excel. Sa carrière prend fin en 1992.
Entre temps, en 1975, une autre Lotus lĂ©gendaire fait son apparition au Salon de Paris, l’Esprit. Cette dernière, construite sur le châssis rallongĂ© de l’Europa, arbore une carrosserie cunĂ©iforme dessinĂ©e par Giugiaro. Son 4 cylindres 2 litres est Ă©galement montĂ© en position centrale arrière. Elle est la star de deux James Bond, « L’espion qui m’aimait » en 1977 et « Rien que pour vos yeux » en version S2 Turbo, en 1981. Autre moment marquant de sa carrière, en 1996, elle reçoit un V8 3.5 litre biturbo de 350 ch. La longue carrière de l’Esprit -28 ans !- perdure jusqu’en 2004.
En 1990, sous l’ère General Motors (de 1986 Ă 1993), Lotus prĂ©sente la nouvelle Elan, code M100, motorisĂ©e par un bloc Isuzu et…Ă traction avant ! C’est d’ailleurs la seule Lotus de production Ă roues avant motrices. Sa carrière en demie-teinte prend fin en 1995, mais le corĂ©en Kia rachète la licence et l’outillage pour lancer sa propre version motorisĂ©e par un 1800 cm3 Kia, et ce jusqu’en 1999.
L’Ă©poque « moderne » de Lotus, si l’on peut dire, commence avec l’Elise, petit roadster biplace totalement nouveau lancĂ© fin 1996 et reposant sur un châssis en profilĂ©s d’aluminium extrudĂ©s, collĂ©s et rivetĂ©s, ce qui permet d’afficher un poids de base d’environ 720 kg. Contrairement Ă l’Elan M100 qu’elle remplace, l’Elise revient Ă une dĂ©finition classique selon Lotus, c’est Ă dire moteur central arrière et propulsion, tout en empruntant des technologies inspirĂ©es de l’aĂ©ronautique. Dans sa première pĂ©riode, l’Elise est motorisĂ©e par le fameux bloc Rover K, rĂ©putĂ© pour sa grande facilitĂ© d’optimisation. Les puissances et les variantes se succèdent rapidement, avec notamment l’Exige, version coupĂ© dotĂ©e du moteur le plus puissant, ou la 340 R en 2000, version ultra-light Ă la carrosserie minimaliste dotĂ© du Rover K de 179 ch. Ses performances ultimes, notamment un 0 Ă 100 km/h en 4,5 secondes, et sa production très limitĂ©e (340 exemplaires) en font une des Lotus modernes les plus recherchĂ©es.
En 2001, l’Elise et l’Exige sont redessinĂ©es. Le bloc Rover K est remplacĂ© en 2005 par un 4 cylindres 1800 cm3 Toyota, avec ou sans compresseur. Sur la base châssis de l’Elise, l’Europa « moderne » est lancĂ©e en 2006. Plus luxueuse que l’Elise et dotĂ©e d’une carrosserie propre, elle est motorisĂ©e par le bloc Opel Ecotec Turbo de 200 ch. En 2007, Lotus lance un autre petit monstre homologuĂ© pour la route, mais clairement vouĂ© aux sorties sur circuit, la 2-Eleven. Cette barquette motorisĂ©e par le bloc Toyota Ă compresseur de l’Exige S dĂ©veloppe 255 ch. Le marchĂ© amĂ©ricain Ă©tant dorĂ©navant une cible privilĂ©giĂ©e pour Lotus, il Ă©tait aussi important pour le petit constructeur de monter en gamme. C’est ainsi que l’Evora, dĂ©veloppĂ©e sur un tout nouveau châssis en aluminium, est lancĂ©e fin 2008. C’est un Ă©vĂ©nement, puisqu’il s’agit de la première Lotus totalement nouvelle depuis l’introduction de l’Elise en 1996. ProposĂ©e en stricte deux places ou en 2+2, l’Evora perpĂ©tue Ă nouveau le vĂ©ritable Esprit Grand Tourisme qui caractĂ©risait l’Esprit. L’Evora est motorisĂ©e par un V6 Toyota de 280 ch. Notons que Lotus annonce Ă l’avenir deux autres modèles bâtis sur cette nouvelle plate-forme. LĂ aussi, gageons que la tradition du « light is right » et des appellations commençant par un E seront respectĂ©es…Ă la lettre.
En 1958, changement de cap. Le petit coupĂ© Ă carrosserie synthĂ©tique, l’Elite, adopte une forme très aĂ©rodynamique. Le Cx de 0,29 sonne Ă l’Ă©poque comme un exploit et permet de prĂ©server une petite motorisation, en l’occurrence un 4 cylindres Coventry-Climax de 75 ch. En 1962, Lotus lance sa remplaçante, l’Elan, en roadster puis en coupĂ© (1965) ainsi qu’en version coupĂ© 2+2 (1967) Ă empattement allongĂ©. L’Elan est la première Lotus Ă inaugurer le fameux châssis caissonnĂ© en X. Sa technologie moderne est aussi illustrĂ©e par ses quatre roues indĂ©pendantes, ses quatre freins Ă disques ou sa carrosserie en fibre de verre, qui autorise notamment un poids très mesurĂ©, moins de 700 kg. Sa carrière prend fin en 1975. Entre temps, le constructeur dĂ©veloppe sa gamme avec l’Europe (ou Europa selon les marchĂ©s) en 1967. Toujours basĂ©e sur le châssis en X, il s’agit de la première Lotus de sĂ©rie Ă moteur central arrière. Cette fois, il s’agit du 4 cylindres de la Renault 16, lĂ©gèrement optimisĂ©. En 1971, il est remplacĂ© par un double arbre Ford dĂ©veloppant 115 ch. DĂ©sormais, le modèle est nommĂ© Europa sur tous les marchĂ©s. Comme l’Elan, sa carrière prend fin en 1975.
En 1974, Lotus rĂ©vèle l’Elite deuxième du nom. Outre son moteur positionnĂ© Ă l’avant et sa construction lĂ©gère, elle n’a pas grand chose Ă voir avec son aĂŻeule. Plus imposante avec son habitacle 2+2, dotĂ©e d’une carrosserie cunĂ©iforme façon break de chasse, elle offre Ă©galement une carrosserie fastback sous le nom d’Eclat. En 1982, elle est remaniĂ©e, restylĂ©e et devient Excel. Sa carrière prend fin en 1992.
Entre temps, en 1975, une autre Lotus lĂ©gendaire fait son apparition au Salon de Paris, l’Esprit. Cette dernière, construite sur le châssis rallongĂ© de l’Europa, arbore une carrosserie cunĂ©iforme dessinĂ©e par Giugiaro. Son 4 cylindres 2 litres est Ă©galement montĂ© en position centrale arrière. Elle est la star de deux James Bond, « L’espion qui m’aimait » en 1977 et « Rien que pour vos yeux » en version S2 Turbo, en 1981. Autre moment marquant de sa carrière, en 1996, elle reçoit un V8 3.5 litre biturbo de 350 ch. La longue carrière de l’Esprit -28 ans !- perdure jusqu’en 2004.
En 1990, sous l’ère General Motors (de 1986 Ă 1993), Lotus prĂ©sente la nouvelle Elan, code M100, motorisĂ©e par un bloc Isuzu et…Ă traction avant ! C’est d’ailleurs la seule Lotus de production Ă roues avant motrices. Sa carrière en demie-teinte prend fin en 1995, mais le corĂ©en Kia rachète la licence et l’outillage pour lancer sa propre version motorisĂ©e par un 1800 cm3 Kia, et ce jusqu’en 1999.
L’Ă©poque « moderne » de Lotus, si l’on peut dire, commence avec l’Elise, petit roadster biplace totalement nouveau lancĂ© fin 1996 et reposant sur un châssis en profilĂ©s d’aluminium extrudĂ©s, collĂ©s et rivetĂ©s, ce qui permet d’afficher un poids de base d’environ 720 kg. Contrairement Ă l’Elan M100 qu’elle remplace, l’Elise revient Ă une dĂ©finition classique selon Lotus, c’est Ă dire moteur central arrière et propulsion, tout en empruntant des technologies inspirĂ©es de l’aĂ©ronautique. Dans sa première pĂ©riode, l’Elise est motorisĂ©e par le fameux bloc Rover K, rĂ©putĂ© pour sa grande facilitĂ© d’optimisation. Les puissances et les variantes se succèdent rapidement, avec notamment l’Exige, version coupĂ© dotĂ©e du moteur le plus puissant, ou la 340 R en 2000, version ultra-light Ă la carrosserie minimaliste dotĂ© du Rover K de 179 ch. Ses performances ultimes, notamment un 0 Ă 100 km/h en 4,5 secondes, et sa production très limitĂ©e (340 exemplaires) en font une des Lotus modernes les plus recherchĂ©es.
En 2001, l’Elise et l’Exige sont redessinĂ©es. Le bloc Rover K est remplacĂ© en 2005 par un 4 cylindres 1800 cm3 Toyota, avec ou sans compresseur. Sur la base châssis de l’Elise, l’Europa « moderne » est lancĂ©e en 2006. Plus luxueuse que l’Elise et dotĂ©e d’une carrosserie propre, elle est motorisĂ©e par le bloc Opel Ecotec Turbo de 200 ch. En 2007, Lotus lance un autre petit monstre homologuĂ© pour la route, mais clairement vouĂ© aux sorties sur circuit, la 2-Eleven. Cette barquette motorisĂ©e par le bloc Toyota Ă compresseur de l’Exige S dĂ©veloppe 255 ch. Le marchĂ© amĂ©ricain Ă©tant dorĂ©navant une cible privilĂ©giĂ©e pour Lotus, il Ă©tait aussi important pour le petit constructeur de monter en gamme. C’est ainsi que l’Evora, dĂ©veloppĂ©e sur un tout nouveau châssis en aluminium, est lancĂ©e fin 2008. C’est un Ă©vĂ©nement, puisqu’il s’agit de la première Lotus totalement nouvelle depuis l’introduction de l’Elise en 1996. ProposĂ©e en stricte deux places ou en 2+2, l’Evora perpĂ©tue Ă nouveau le vĂ©ritable Esprit Grand Tourisme qui caractĂ©risait l’Esprit. L’Evora est motorisĂ©e par un V6 Toyota de 280 ch. Notons que Lotus annonce Ă l’avenir deux autres modèles bâtis sur cette nouvelle plate-forme. LĂ aussi, gageons que la tradition du « light is right » et des appellations commençant par un E seront respectĂ©es…Ă la lettre.
Aston Martin, power, beauty and soul

Puissance, beautĂ©, âme… Chez Aston Martin, on ne fabrique pas des voitures mais de vĂ©ritables machines Ă sensations, des engins de rĂŞve capables de catapulter les sens Ă leur paroxysme. C’est Lionel Martin, un trentenaire passionnĂ© de pilotage, qui co-fonde la marque en 1914 avec Robert Bamford. Il baptise ses voitures Aston Martin en hommage Ă la course de cĂ´te d’Aston Hill, dans le Buckinghamshire, au sud-est de l’Angleterre. Dès les annĂ©es vingt et jusqu’Ă l’aube de la seconde guerre mondiale, les Aston Martin de cette première pĂ©riode sont principalement des voitures destinĂ©es Ă la compĂ©tition. Mais des problèmes financiers obligent le constructeur Ă changer son fusil d’Ă©paule. Aston Martin se concentrera dĂ©sormais sur la production de voitures sportives routières.
En 1947, David Brown, un industriel spĂ©cialisĂ© dans la fabrication de composants mĂ©caniques et de tracteurs, rachète Aston Martin et une autre marque anglaise en difficultĂ©, Lagonda, pour une somme modique. L’ère David Brown, qui a donnĂ© aux Aston Martin leurs initiales DB, reste comme la plus brillante et la plus emblĂ©matique. Les DB2, DB2/4, DB4, DB Mark III, DB4 GT Ă châssis Superleggera, DB5, la fameuse monture de James Bond dans « Goldfinger » en 1964, DB6 et DBS, toutes illustrent l’excellence du constructeur et font d’Aston Martin une lĂ©gende. Une autre pĂ©riode de trouble malmène le constructeur dès le dĂ©but des annĂ©es 70. Aston Martin est rachetĂ©, puis revendu. Les affaires reprennent avec les V8, V8 Vantage et la grande berline futuriste Lagonda. Aston Martin change Ă nouveau de mains au dĂ©but des annĂ©es 80. Victor Gauntlett, un entrepreneur issu de la sphère pĂ©trochimique, prend la tĂŞte de la marque et redonne l’impulsion. C’est Ă©galement Gauntlett qui nĂ©gocie avec les producteurs des longs mĂ©trages James Bond le grand retour d’Aston Martin sur les Ă©crans. En 1987, dans « Tuer n’est pas jouer », l’acteur Timothy Dalton, alias 007, conduit une V8 Vantage Volante de prĂ©-production immatriculĂ©e B549 WUU…qui n’est autre que la voiture personnelle de Gauntlett.
En 1987, le gĂ©ant amĂ©ricain Ford devient le principal actionnaire d’Aston Martin en croquant 75% du gâteau, puis la totalitĂ© en 1994. C’est une nouvelle ère qui commence pour la griffe britannique. Dernières Aston de l’ancienne lignĂ©e, la Virage, puis sa version amĂ©liorĂ©e Vantage, règnent de 1988 Ă 1999, annĂ©e de sortie de l’ultime version Vantage Le Mans propulsĂ©e par un V8 Ă double compresseur de 612 ch, qui commĂ©more le quarantième anniversaire de la première victoire Aston aux 24 Heures du Mans. Ce modèle exceptionnel par sa bestialitĂ© reste encore aujourd’hui l’Aston Martin de –petite- sĂ©rie la plus puissante de l’histoire de la marque. Autre style, autre genre, la DB7 est donc lancĂ©e en 1994, mais les plus orthodoxes ne la considèrent pas totalement comme une pure Aston, châssis et moteur Jaguar obligent. La DB 7 sera suivie par la Vanquish Ă coque en carbone, la DB9, première Ă reposer sur le tout nouveau châssis VH en aluminium collĂ© et rivetĂ©, la « petite » V8 Vantage, la DBS et la V12 Vantage. En 2007, Ford cède la majeure partie d’Aston Martin Ă un consortium composĂ© des koweitiens Investment Dar, Adeem Investment et Efad Group, ainsi que l’anglais Prodrive et l’homme d’affaires amĂ©ricain John Sinders, engagĂ© dans le monde de la compĂ©tition et collectionneur d’Aston Martin classiques. DĂ©sormais, la lĂ©gende continue Ă travers la berline Rapide et la future supercar One-77…
En 1947, David Brown, un industriel spĂ©cialisĂ© dans la fabrication de composants mĂ©caniques et de tracteurs, rachète Aston Martin et une autre marque anglaise en difficultĂ©, Lagonda, pour une somme modique. L’ère David Brown, qui a donnĂ© aux Aston Martin leurs initiales DB, reste comme la plus brillante et la plus emblĂ©matique. Les DB2, DB2/4, DB4, DB Mark III, DB4 GT Ă châssis Superleggera, DB5, la fameuse monture de James Bond dans « Goldfinger » en 1964, DB6 et DBS, toutes illustrent l’excellence du constructeur et font d’Aston Martin une lĂ©gende. Une autre pĂ©riode de trouble malmène le constructeur dès le dĂ©but des annĂ©es 70. Aston Martin est rachetĂ©, puis revendu. Les affaires reprennent avec les V8, V8 Vantage et la grande berline futuriste Lagonda. Aston Martin change Ă nouveau de mains au dĂ©but des annĂ©es 80. Victor Gauntlett, un entrepreneur issu de la sphère pĂ©trochimique, prend la tĂŞte de la marque et redonne l’impulsion. C’est Ă©galement Gauntlett qui nĂ©gocie avec les producteurs des longs mĂ©trages James Bond le grand retour d’Aston Martin sur les Ă©crans. En 1987, dans « Tuer n’est pas jouer », l’acteur Timothy Dalton, alias 007, conduit une V8 Vantage Volante de prĂ©-production immatriculĂ©e B549 WUU…qui n’est autre que la voiture personnelle de Gauntlett.
En 1987, le gĂ©ant amĂ©ricain Ford devient le principal actionnaire d’Aston Martin en croquant 75% du gâteau, puis la totalitĂ© en 1994. C’est une nouvelle ère qui commence pour la griffe britannique. Dernières Aston de l’ancienne lignĂ©e, la Virage, puis sa version amĂ©liorĂ©e Vantage, règnent de 1988 Ă 1999, annĂ©e de sortie de l’ultime version Vantage Le Mans propulsĂ©e par un V8 Ă double compresseur de 612 ch, qui commĂ©more le quarantième anniversaire de la première victoire Aston aux 24 Heures du Mans. Ce modèle exceptionnel par sa bestialitĂ© reste encore aujourd’hui l’Aston Martin de –petite- sĂ©rie la plus puissante de l’histoire de la marque. Autre style, autre genre, la DB7 est donc lancĂ©e en 1994, mais les plus orthodoxes ne la considèrent pas totalement comme une pure Aston, châssis et moteur Jaguar obligent. La DB 7 sera suivie par la Vanquish Ă coque en carbone, la DB9, première Ă reposer sur le tout nouveau châssis VH en aluminium collĂ© et rivetĂ©, la « petite » V8 Vantage, la DBS et la V12 Vantage. En 2007, Ford cède la majeure partie d’Aston Martin Ă un consortium composĂ© des koweitiens Investment Dar, Adeem Investment et Efad Group, ainsi que l’anglais Prodrive et l’homme d’affaires amĂ©ricain John Sinders, engagĂ© dans le monde de la compĂ©tition et collectionneur d’Aston Martin classiques. DĂ©sormais, la lĂ©gende continue Ă travers la berline Rapide et la future supercar One-77…
Lamborghini Story

L’histoire de la marque Lamborghini est d’abord l’aventure exceptionnelle d’un homme nĂ© sous le signe du taureau et qui se voulut le rival d’Enzo Ferrari. Après avoir connu la rĂ©ussite en tant que constructeur de tracteurs, activitĂ© qu’il exerçait depuis 1952, Ferruccio Lamborghini accomplit son rĂŞve de jeunesse : rĂ©aliser sa propre GT. Contrairement Ă Porsche et Ă Ferrari, dont la lĂ©gende s’est d’abord Ă©crite sur les circuits du monde, la firme de Sant’Agata a vu le jour ex nihilo, sans aucune rĂ©fĂ©rence Ă la compĂ©tition. MalgrĂ© ce lourd handicap, quelques annĂ©es suffiront Ă Lamborghini pour s’installer au premier rang, aux cĂ´tĂ©s des plus grands noms de l’automobile sportive de prestige. Une rĂ©ussite hors du commun, qui trouve sa source dans un esprit avant-gardiste, une grande capacitĂ© d’innovation et un design d’exception. Ce dernier se nourrira de la fĂ©conde complicitĂ© nouĂ©e avec un carrossier de renom, Nuccio Bertone, et un grand artiste, Marcello Gandini. Avec Bertone, Lamborghini tissera des liens privilĂ©giĂ©s dĂ©bouchant sur de vĂ©ritables partenariats. Mais Ă la fin des annĂ©es 70, la firme connaĂ®tra de graves difficultĂ©s financières. Elle sera reprise par les frères Mimran, qui tenteront de lui redonner son lustre Ă partir de 1981. RachetĂ©e ensuite par Chrysler en 1987, Lamborghini ne retrouvera sa stabilitĂ© qu’en entrant dans le giron de Volkswagen en 1998. PlacĂ©e sous la houlette d’Audi, la firme de Sant’Agata Bolognese rivalise aujourd’hui avec Ferrari dans l’audace technique et la crĂ©ativitĂ© esthĂ©tique.
L'Audi Quattro a 30 ans

Adapter la technologie des 4X4 aux berlines classiques, il fallait y penser : l'idée est venue de Ferdinand Piëch, alors directeur technique d'Audi. S'il n'a pas inventé la transmission intégrale (inaugurée dès 1903 par la firme hollandaise Spyker), Piëch en a fait une arme redoutable à la fois sur les plans techniques et marketing. Côté pile, le Quattro autorise une grande quiétude de conduite par tous les temps, et quelque soit la puissance de l'auto. Côté face, l'argument des quatre roues motrices a permis de gagner des parts de marché sur des segments à forte valeur ajoutée tout en se différenciant de la concurrence grâce à une image de haute technologie.
Les résultats sont là . En 1980, la firme avait timidement prévu de produire 400 Audi Quattro. Finalement, 12 000 unités seront vendues ! Sur le marché suisse, les versions Quattro représentent 68 % des ventes d'Audi. Aux États-Unis, une Audi sur deux possède quatre roues motrices. En France, un tiers. Au global, Audi a commercialisé 2,8 millions de modèles Quattro depuis 1980.
Depuis, la concurrence a été obligée de suivre le mouvement. Mercedes a lancé son 4Matic sur les W124 en 1986. La même année, BMW commercialisait la 325iX à quatre roues motrices. Depuis, ce spécialiste historique de la propulsion a carrément décliné toute une gamme autour de la transmission intégrale xDrive. Reste que, pour le grand public, c'est Audi qui reste la marque la plus étroitement liée au concept de transmission intégrale.
Les résultats sont là . En 1980, la firme avait timidement prévu de produire 400 Audi Quattro. Finalement, 12 000 unités seront vendues ! Sur le marché suisse, les versions Quattro représentent 68 % des ventes d'Audi. Aux États-Unis, une Audi sur deux possède quatre roues motrices. En France, un tiers. Au global, Audi a commercialisé 2,8 millions de modèles Quattro depuis 1980.
Depuis, la concurrence a été obligée de suivre le mouvement. Mercedes a lancé son 4Matic sur les W124 en 1986. La même année, BMW commercialisait la 325iX à quatre roues motrices. Depuis, ce spécialiste historique de la propulsion a carrément décliné toute une gamme autour de la transmission intégrale xDrive. Reste que, pour le grand public, c'est Audi qui reste la marque la plus étroitement liée au concept de transmission intégrale.
La Mini a 50 ans

De la sorcellerie sur roulettes : la publicitĂ© de l’Ă©poque rĂ©sume bien la Mini, nĂ©e il y a juste 50 ans, en aoĂ»t 1959. Un coup de gĂ©nie de la British Motor Corporation (BMC) que l’on doit Ă Alec Issigonis, un ingĂ©nieur prĂ©curseur, auteur notamment de la Morris Minor sortie en 1948. Cette dernière offrait dĂ©ja suspension indĂ©pendante et carrosserie monocoque. Issigonis, visionnaire et influencĂ© par les travaux de CitroĂ«n, va plus loin et dĂ©finit un cahier des charges hors normes : traction avant, habitabilitĂ© maximale, encombrement minimal, confort et performances optimales… Un concept prĂ©curseur Ă une Ă©poque oĂą les Anglais roulent encore frĂ©quemment avec des autos conçues avant-guerre ! Tout est rĂ©volutionnaire dans la Mini : sa taille -3,05 m-, son rapport encombrement-habitabilitĂ©, son agrĂ©ment de conduite. Tellement rĂ©volutionnaire qu’Ă sa sortie, le public boude le nouveau modèle, dĂ©cidĂ©ment trop anti-conformiste. Mais elle devient vite la coqueluche des Londoniens, qui peuvent enfin se garer en centre-ville, puis la dĂ©ferlante gagne l’Europe.
Après 41 ans de succès et une multitude de dĂ©rivĂ©s, la Mini cède place Ă la « new Mini » en 2001. Cette nouvelle gĂ©nĂ©ration, plus moderne, plus volumineuse, plus performante, est conçue par BMW mais fabriquĂ©e de l’autre cĂ´tĂ© de la Manche ! Le constructeur allemand a prĂ©servĂ©, sous un design nĂ©o-rĂ©tro, une bouille inimitable et un comportement ludique. Aujourd’hui, la Mini fĂŞte son demi-siècle de succès. Mais oĂą s’arrĂŞtera-t-elle ?
Après 41 ans de succès et une multitude de dĂ©rivĂ©s, la Mini cède place Ă la « new Mini » en 2001. Cette nouvelle gĂ©nĂ©ration, plus moderne, plus volumineuse, plus performante, est conçue par BMW mais fabriquĂ©e de l’autre cĂ´tĂ© de la Manche ! Le constructeur allemand a prĂ©servĂ©, sous un design nĂ©o-rĂ©tro, une bouille inimitable et un comportement ludique. Aujourd’hui, la Mini fĂŞte son demi-siècle de succès. Mais oĂą s’arrĂŞtera-t-elle ?

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire